Le « manspreading », parlons-en. Ce qui frappe d’abord à la vue d’un homme qui se rend coupable de cet odieux comportement, il faut le dire franchement, c’est l’absence flagrante d’un violoncelle entre ses cuisses.

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Le marché aux sapins sur la grande place : on dirait que la ville accueille une délégation de la forêt.

J’en profite pour vous informer que mon dernier ouvrage, Il faudra tout recommencer, vient de paraître. On peut se le procurer icihttps://www.bacan.fr/il-faudra-tout-recommencer.

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Après avoir d’abord pratiqué pendant de longues années la méditation transcendantale sans jamais réussir à atteindre l’état de lévitation, il s’est pendu.

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Le monde va décidément si mal que c’est le guépard cette fois qui est classé par les zoologistes dans la catégorie des espèces « vulnérables ». Et non la gazelle.

Au temps pour moi, j’avais compris « il s’appelle reviens, et son petit nom c’est vide » lui dis-je en lui rendant six mois plus tard son stylo.

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Et soudain je me retrouve ligoté à une chaise, avec une lampe dans les yeux. Comment voulez-vous écrire dans ces conditions ?

« On ne peut penser et écrire qu’assis » assurait Flaubert. « Les seules pensées valables viennent en marchant » affirmait Nietzsche. En réalité, il n’y a pas de règles. Moi je me sens les idées claires et la plume légère quand je suis assis dans un train en marche.

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Autrefois la solitude avait de nombreux amants mais, sans vouloir me vanter, c’était avec moi qu’elle préférait passer le plus de temps.

Ces mornes après-midi d’hiver où, à la faveur d’une éclaircie, tu décides de marcher à la rencontre du soleil, mais tu le vois qui décline déjà, et bientôt disparaître derrière les toits comme si le jour décidément te fuyait.

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C’est la faim, cette vilaine taupe, qui a creusé les galeries de notre système digestif.

Ainsi équipé de sa langue râpeuse, on s’attendrait à voir le chat poncer toute la journée. Mais non, il pionce.

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Quelle adresse ! En lançant distraitement un caillou dans l’eau, j’ai touché le centre de la cible.

Tant de mes regards irrésistiblement attirés par ces beautés dédaigneuses se sont fracassés sur leurs récifs, et beaucoup d’autres périront encore sur leurs rivages. C’est ainsi. Ulysse s’est attaché au mât de son navire. Je ne vais tout de même pas traverser la vie les yeux bandés.

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Il n’y a guère que dans une cabine d’essayage qu’on se retrouve vraiment seul avec soi-même.

Un coup de klaxon me sort brusquement de ma rêverie. Un peu plus, et je n’étais pas là pour assister à ma propre mort.

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Elle est tellement jalouse qu’elle souffre de ne pas pouvoir le suivre dans ses rêves.