Le sein de la femme est une cloche qui dissimule le sein, qui le garde au chaud pour toujours, inconsommable et mystérieux. L’homme en pressant le sein le pressent. Il renifle le sein, mord le sein, gratte autour du sein scellé comme un chien affamé qui aurait trouvé une boîte de conserve. Ainsi l’homme a toujours faim de sein, ainsi son appétit de sein n’est jamais satisfait.

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Je me suis appuyé contre une balustrade, il y a deux ans, dans les Baléares, pour admirer un splendide coucher de soleil. De ce jour, je garde une tache de rouille tenace sur ma chemisette blanche.

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L’oiseau qui entre dans la maison se cogne contre les murs, s’affole : cerné de tous côtés par le sol.

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Le balancier du funambule est un bout de la ligne d’horizon.

Les enfants qui ont la chance de pouvoir partir en vacances au bord de la mer apprennent plus facilement que les autres à nager dans le bonheur.

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Quel charisme ! Tout le monde n’avait d’yeux que pour ce plateau d’huîtres.

Nous nous tenons si bien informés qu’il ne se passe jamais rien en notre absence. Nous nous donnons si fréquemment de nos nouvelles que nous ne sommes jamais absents.

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Je ne peux pas m’en empêcher : je lis toutes les informations débiles que la rue me donne à lire comme si ça pouvait faire un poème.

Je prends du recul pour admirer mon œuvre comme si je venais de peindre le paysage. Mais j’ai seulement lavé les carreaux.

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On fouille sa mémoire comme un petit carnet : je sais que je l’ai noté, mais où ?

On arrache les mauvaises herbes, elles repoussent. Le jardin est un endroit où l’homme et la nature reprennent tour à tour leurs droits.

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La maison sort une hirondelle de son chapeau.

Je considère chaque chose à faire comme un obstacle sur le chemin de l’oisiveté, et je ne fais les choses que pour le déblayer.

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L’aqueduc – l’eau sort de l’eau et fait quelques pas sur la terre ferme avec ses grandes pattes pour franchir le vallon.